jeudi 17 juillet 2008

Tarte à la rhubarbe

Ma madeleine de Proust, c'est la tarte à la rhubarbe : merci ma p'tite maman !
Une seule bouchée de cette tarte suffit à me replonger dans mes souvenirs d'enfance : le potager familial, les dîners sur la terrasse en plein été...

Ingrédients :
- une pâte feuilletée - 6 ou 7 tiges de rhubarbe - 3 œufs - 125 g de sucre - crème fraîche



Précuire 10 min la pâte feuilletée. En attendant coupez les tiges de rhubarbe en morceaux.

Mélangez les œufs, le sucre et 3 cuillères à soupe de crème fraîche. Sortir la pâte du four, y disposer la rhubarbe et verser la préparation au œufs.
Laissez cuire 45 min à feu doux.


Ethymologiquement, le mot rhubarbe vient du bas latin « rhu » qui veut dire tige, la rhubarbe est donc une tige comestible venant de Barbarie pour les hommes de cette époque reculée aux notions géographiques floues, mais en réalité des régions septentrionales et moyennes de l’Asie comme la Chine, le Tibet, l’Afghanistan, la Mongolie, voire la Syrie…. .
La rhubarbe est une plante potagère (c'est un légume et non pas un fruit !) de la vaste famille des polygonacées. Elle se présente comme une grande herbe vivace aux grandes tiges rouges qui sont la seule partie comestible de la plante d’où partent de grandes feuilles très décoratives mais toxiques. Au printemps le haut de la tige qui peut monter jusqu’à 1,50 mètres donne une fleur blanche. Elle s’enracine dans le sol grâce à des rhizomes qui peuvent se départager. En France on cultive une espèce qui vient de Chine : le Rhéum officinalis, où depuis 3000 ans avant Jésus-Christ elle était utilisée en pharmacie sous forme de poudre ou d’extrait pour soigner les paresses intestinales et les fatigues passagères. Pour cette raison, la rhubarbe, classée par les botanistes comme un légume dont l’usage alimentaire s’est répandu en Europe il n’y a pas plus de 200 ans, régnait à la place d’honneur dans les jardins médiévaux.
Elle se plante ou se rempote au printemps et il est conseillé de multiplier la touffe en août. La rhubarbe aime les sols acides et humides, elle se plait d’ailleurs beaucoup au dessus de la Loire et particulièrement en Normandie où un simple plant peut prendre des proportions impressionnantes. Il faut attendre deux ans pour commencer à récolter les tiges, riches en potassium, en calcium et vitamine C. Les feuilles toxiques servent par ailleurs à faire un insecticide naturel contre les pucerons.
La tige, au goût un peu acide doit être cuite pour être consommée en compote, tarte ou confiture, elle arrive à maturité au début de l’été et de l’automne. Au 18ème siècle, commencent à se répandre des recettes pour accommoder ce légume, cet engouement culinaire vint d’outre manche où les jardiniers anglais acclimatèrent une rhubarbe particulière que les cuisiniers transformaient en tourtes et en soupes de printemps. Un peu plus tard, au siècle suivant, après des essais de croisements entre différentes espèces, ces jardiniers finirent par obtenir une variété de rhubarbe dont les tiges étaient vendues en botte sur les marchés de Londres. Ces habiles jardiniers lui firent retraverser la mer vers la Hollande, l’Allemagne et la Belgique dont la gastronomie garde encore des traces de ce son succès, elle était alors souvent utilisée comme un légume.
En France, le triomphe de la rhubarbe mit du temps à venir malgré les efforts de nombreux botanistes qui en faisaient l’éloge dans leurs ouvrages tel « le Bon Jardinier » en 1805 ou dans la « Revue Horticole » qui donnait moult conseils pour sa culture et son utilisation en cuisine. Et peu à peu, l’Alsace, proche de l’Allemagne où elle connaissait un vrai succès, fit connaître ses beignets et ses tartes au reste de l’hexagone qui finit par adopter cette délicieuse rhubarbe. Ici, en France, elle est surtout cuisinée en préparations sucrées : flans, gelées et confitures, tartes et compotes.
(source : http://www.chazallet.com/)

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